AVERTISSEMENT : le texte qui suit n’est en aucun cas une attaque. C’est simplement MON point de vue, avec toutes les questions que je me pose. Je n’y parle qu’en mon nom. Bonne lecture ! Dieu Divise le pain, Jodar le peuple
Essayons de faire le point …
Le scénario s’implante en Nouvelle-Calédonie. La saison fraîche revient après quelques mois de chaleur intense. Parallèlement, l’USTKE revient aussi après les élections.
1. ELEMENTS PRINCIPAUX
Histoire de fond : une fille dont le CDD n’a pas été reconduit. Que ce soit pour faute professionnelle ou pas, là n’est pas la question. Une entreprise n’est pas tenue de passer un CDD en CDI. Bref, cette fille est l’aiguille qui a fait le trou du pantalon. Et comme petit devient grand, celui-ci n’a fait que s’agrandir.
1.1 Scène principale : le clash de l’aérodrome de Magenta.
Ils sont arrivés tôt aux abords des lieux du crime. Pourquoi étaient-ils cagoulés ? Sûrement parce qu’ils savaient que ce qu’ils allaient faire n’était pas en adéquation avec les lois. C’est vrai qu’en Nouvelle-Calédonie, on peut se permettre de faire une sieste dans l’herbe, là où il y en a (pour preuve, les environs du marché de Nouméa, Port Moselle), contrairement à beaucoup d’autres pays où les personnes qui font ça sont éjectés illico. Est-ce donc pour cette raison que ces gens de l’USTKE ont cru qu’ils pouvaient investir le tarmac de l’aérodrome de Magenta ? Messieurs, il n’y a pas d’herbe là-bas, il n’y a que des avions qui essayent de décoller.
Ils voulaient entrer, les gardes mobiles les en ont empêché. Quelques personnes ? dont Gérard Jodar, ont réussi à investir un avion se trouvant sur la piste : « pour se protéger » se sont-ils défendus.
La route étant bloquée au rond point de Green Valley, une des seules façons de se rendre à Magenta était de passer par les logements dela SIC. En passant par là, on pouvait voir la plupart des militants remonter par la brousse. Certains autres sont allés vers le rond-point de l’université. Monsieur Jodar et ses amis ne pouvaient-ils pas suivre le mouvement ? Non, apparemment, vu qu’ils disent qu’ils se sont réfugiés dans l’avion pour se protéger, ça veut bien dire qu’ils ont laissé les autres se faire tirer comme des lapins. Mais qu’on ne confonde pas mes propos, les gardes mobiles étaient en droit de les repousser. Premier acte de lâcheté.
2. LES SUJETS REMORAS
2.1 Marquer son territoire
A entendre parler les syndiqués de l’USTKE, on pourrait croire qu’ils sont pacifistes et bien élevés. Alors d’où sortent les déjections étalées sur les murs et la cabine téléphonique ? Ah oui, c’est vrai, l’USTKE se déplace toujours avec les brochettes, l’alcool et les nattes, mais pas avec les toilettes. Les chiens font leurs besoins dehors, pourquoi pas les hommes ?
Quelle façon de marquer son territoire ! Les banderoles ne suffisaient pas ?
2.2 Concernant Monsieur Naisseline
Peu importe son parti, peu importe son passé, peu importe le fait qu’il soit ou non en parti responsable du conflit d’Aircal, ce qui compte, c’est qu’au jour d’aujourd’hui, il dise « NON » au paiement des jours de grève. Il est parfaitement logique qu’un jour de grève ne soit pas rémunéré. Pas de travail fourni, pas de salaire. Pourquoi les grévistes seraient payés à boire, manger et bloquer ? Quoi qu’on fasse, quoiqu’on dise, il faut assumer les conséquences.
Peut-être qu’en effet, monsieur Naisseline défend ses propres intérêts avec la manifestation contre l’USTKE. Mais peu importe. Ça fait des années que la population en a marre de ses blocages, de ses feus de pneus, etc… C’était déjà le ras-le-bol quand il y a eu la grève dela CSTNC. Et à ce moment là, me direz-vous, pourquoi les gens n’ont pas manifesté ? Réponse simple : la peur des représailles, car
la Calédonie est petite. Personne n’a envie de se faire tabasser par une trentaine de mecs pour avoir donné son avis. Mais pour le conflit USTKE / Aircal, les choses ont été différentes avec monsieur Naisseline : LUI, il n’a pas fermé sa bouche face à l’USTKE, LUI n’a pas hésité à dire ce que tout le monde voulait entendre, LUI n’a pas hésité à faire face. Ainsi, les gens ne se sont plus sentis seuls.
Le ras le bol général ne date pas d’aujourd’hui, mais monsieur Naisseline a été le premier à montrer qu’on pouvait dire « non ». C’est tout. Peu importe son passé, il a dit et fait les bonnes choses au bon moment. Il a été le porte parole de la majorité de la population sans qu’on ne le lui demande. Il a dit tout haut ce que tout le monde pense ou dit tout bas.
2.3 Manifestation contre GJ
Certaines mauvaises langues ont dit que ça allait être une manifestation de droite, ils ont eu tort. Toutes ethnies, toutes classes sociales, tous partis politiques. Cette manifestation offrait un tableau à la hauteur des paysages calédoniens : haut en couleur. LA on pouvait voir la vraie richesse du pays : la diversité ethnique et culturelle.
Il y avait là une vraie représentation de la population calédonienne, quoiqu’en dise l’USTKE qui. (Bon, en même temps, la manifestation était dirigée contre eux, alors normal qu’ils soient un peu « colères »)
3. REACTION à quelques commentaires trouvés sur le net
From : http://www.yahoue.com/forums
« l’organisation syndicale USTKE engagée depuis sa création en 1981 pour l’Indépendance du Pays Kanak » : on parle d’un syndicat ou d’un parti politique ? Parce qu’il faudrait rappeler aux militants USTKE que ce n’est pas la même chose. De plus, l’USTKE se bat corps et âme pour l’emploi local (enfin … l’emploi kanak plutôt, car on entend toujours « kanak qualifié » et non « calédonien qualifié », mais bon, ce n’est pas le sujet), mais une question : GJ est donc lui aussi un « oiseau migrateur » qui a donc prit la place d’un kanak (ou calédonien) aussi qualifié, non ? Pour faire court, c’est un zoreil qui a prit le boulot d’un calédonien. Alors il faudrait peut-être d’abord nettoyer devant sa porte avant de parler d’emploi local, non ?
« Les insultes écrites sur le mur d’Aircal : l’USTKE affirme qu’elle n’est pas à l’origine de ce genre d’insanités qu’elle condamne fermement, qu’elle a toujours respecté toutes les autorités coutumières dont les grands chefs y compris le Grand Chef du District de Guahma à Nengone » : Les enfants ont la même réaction quand ils font une bétise « non, c’est pas moi !». Mais c’est bien l’USTKE qui avait une dent contre Monsieur Naisseline.
« La mise en détention au commissariat a eu pour conséquence, la médiatisation des conditions indigne d’un pays soit disant de droit.
Son incarcération permettra s’il l’est, ce qui n’est pas certain, de médiatiser les conditions de détention dignes des prisons du début du 20ème siècle. » : qu’espérait Monsieur Jodar ? une suite grand luxe avec buffet et jacuzzi ? C’est la prison, pas les vacances ! Mais encore une fois, GJ et son avocat cherchent à noyer le poisson en changeant de sujet.
« des événements auxquels on n’a plus assisté depuis 1984 » : GJ n’était pas là en 84 (ou alors fraîchement arrivé), alors comment ose-t-il parler de cette date ? Promettre 84, c’est promettre la mort et la guerre. Pourquoi ? Pour un simple CDD non reconduit ?
Les adhérents de l’USTKE déclarent que GJ n’est que leur porte parole et qu’ils sont remontés. Ils mettent donc à jour leur désir de violence et veulent ensuite faire croire que leur intervention à Magenta était pacifiste ? Il faudrait arrêter de se contredire s’ils veulent être pris au sérieux.
4. IMPACT SUR …
4.1 … les entreprises
Entreprises bloquées, donc perte sur le chiffre d’affaire. Logique.
De plus, la manifestation du 16 juin, Place Bir Akeim a fait fur les clients (personne ne veut aller en ville pour tomber dans des embouteillages encore pire que d’habitude !).
Ajoutons ça à la crise …
4.2 … l’éducation
Une journée perdue pour certains lycéens. Si certains s’en réjouissent, d’autres s’en offusquent en raison du BAC à la fin de l’année. Mais ne soyons pas extrémistes, une journée, ce n’est pas non plus un drame. Le seul point, c’est que je me pose encore une question : quelle relation y a-t-il entre le conflit d’Aircal et l’éducation Nationale ?
4.3 … le climat social
Ras-le-bol général, la tension monte. Les tags racistes n’arrangent rien à l’équilibre social déjà fragile.
4.4 … la circulation
Embouteillages, ralentissements sur les routes. Les gens évitent de passer par les routes près desquelles l’USTKE a élu domicile (hors QG de
la VDT : Savexpress)
4.5 … l’environnement
Feu de pneus = dégagement de mercure
Manifestations = détritus laissés sur la voie publique.
Ce n’est pas ce qui va arranger le tourisme.
4.6 … l’image de
la Nouvelle-Calédonie
Grèves, blocages, tension, etc… il y a mieux pour faire venir des touristes, non ?
5. QUESTIONS FERMEES
Rappel : on répond à une question fermée par oui ou par non.
Si des personnes de l’USTKE veulent bien me répondre, je suis curieuse, mais je sais que personne ne le fera.
- Etes-vous entrés illégalement sur le tarmac de l’aérodrome de Magenta (certains cagoulés) ?
- Certains d’entre vous (dont GJ) ont-ils investit un avion ?
- L’éducation nationale est-elle directement impliquée dans le conflit d’Aircal ?
- Les autres entreprises bloquées avaient-elles un lien direct avec ce conflit ?
- Pensez-vous que l’USTKE est au dessus des lois ?
- Etes-vous au courant du passé de monsieur Jodar ?
6. QUESTION OUVERTE
Rien à voir avec le conflit, mais je me suis toujours posée cette question :
L’USTKE est un syndicat indépendantiste, non ? Il est pour l’emploi local, c’est ça ? Alors pourquoi le « chef » est-il métropolitain ? Pourquoi n’est-ce pas un natif qui dirige votre syndicat ? Un natif n’est pas aussi compétent qu’un métro ?
7. CONCLUSION PERSONNELLE
Trop de politique se mêle à ce conflit syndical, et je pense qu’il faudrait vraiment refaire le point sur ce qui est reproché à l’USTKE, car si eux se cachent derrière des excuses politiques, les faits sont là :
- ils sont entrés sur un lieu strictement interdit au public (le tarmac de l’aérodrome de Magenta)
- ils ont investi et détérioré un avion
- ils ont bloqué des entreprises et des établissements scolaires qui n’avaient rien à voir avec le conflit d’Aircal
Voilà les faits, sans accrochage de sujets rémora (causes du conflit, politique, racisme, etc… venant des deux camps). Personne ne peut nier ou trouver d’excuses : peu importe les causes ou les raisons déjà données par l’USTKE, les faits sont là et la justice ne devrait se baser que sur ça.